Florent DESNOS

2006 - L'adjoint de sécurité Florent Desnos est victime d'un accident mortel de la circulation alors qu'il patrouille en deux-roues.
Mardi 28 Novembre 2006. Deux policiers cyclomotoristes affectés à la circonscription de sécurité publique de Neuilly-Sur-Marne (Seine-Saint-Denis) circulent rue Paul et Camille Thomoux, l'artère principale qui traverse la commune.

Mais dans des circonstances toujours mal établies, tous deux sont violemment percutés par un camion. De cet accident, on relève le corps mortellement blessé de l'adjoint de sécurité Florent Desnos, vingt-six ans. Le gardien de la paix titulaire qui l'accompagnait est grièvement blessé.

Originaire des Hautes-Pyrénées, Florent Desnos était apprécié pour sa gentillesse, son humour et son dévouement pour ce métier qu'il aimait. Il était l'heureux père d'une petite Justine âgée d'un mois à peine.

Cité à l'ordre de la Nation, il reçoit la médaille de la police nationale et la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement. Il est également élevé au grade de gardien de la paix à titre posthume.

Sources :
Avec l'aimable autorisation et contribution de sa compagne.
Journal officiel du 06/12/2006, "Citation à l'ordre de la nation"
Le Parisien, article du 02/12/2006, "Hommage officiel au jeune policier décédé en scooter"

Wargue-Moïse OWHANE

2006 - Le gardien de la paix Wargue-Moïse Owhane est victime d'un accident de la route alors qu'il patrouille à Nouméa.

Âgé de vingt-cinq ans, il venait d'intégrer la brigade motorisée de Nouméa.

Originaire de Houaïlou, il vivait maritalement avec Romy et était l'heureux père d'une petite Lilou âgée de seulement un an. Il est cité à l'ordre de la Nation et nommé brigadier de police à titre posthume.

Page réalisée avec l'aimable autorisation de sa famille.
Jeudi 23 Novembre 2006. Wargue-Moïse Owhane et Steeve Kromodimedjo, motards affectés à la formation motocycliste urbaine de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), sont chargés de porter un pli urgent à la caserne de Normandie.

Ils empruntent la voie de dégagement ouest de la ville, mais dans la courbe située en face du squat du "Caillou bleu", le gardien de la paix Owhane perd le contrôle de son engin : une Honda 600 Transalp.

Le policier percute la rambarde centrale et se retrouve éjecté de la moto entre les deux glissières de sécurité. Le choc est fatal. La moto a poursuivi sa course, debout contre la glissière, avant de s’immobiliser, au moins une centaine de mètres après le point d’impact. La Honda en question avait subi plusieurs accidents par le passé. Au-delà d’une certaine vitesse, elle avait la réputation de subir d’importantes vibrations, susceptibles de la faire échapper au contrôle de son pilote.

Novembre 2013. La brigade motorisée urbaine de Nouméa créée en 1973, fête donc ses trente ans. A cette occasion, la mémoire de Wargue-Moïse Owhane est évoquée. Quarante-deux motards de la police ont servi dans cette brigade depuis sa création.

Sources :
Journal officiel n°288 du 13 décembre 2006 page 18835, texte n° 46 , "Citation à l'ordre de la nation"

Jean-Luc DUCOUT & Manuel MANDARD

2006 - Deux policiers détachés à la sécurité
civile de Pau, et un pilote meurent dans un
accident d'hélicoptère lors d'une opération
de secours en montagne.
Lundi 5 Juin 2006. Dragon 64, l'hélicoptère de la Sécurité Civile de Pau s'abîme avec son équipage sur les flancs de l'Astazou (Hautes-Pyrénées). Trois membres du personnel de bord périssent : le pilote Didier Favre-Rochex, Jean-Luc Ducout, responsable mécanicien, et le gardien de la paix Manuel Mandard. Le gardien de la paix Julien Passeron est le seul rescapé du drame, très grièvement blessé.

Le Commandant de bord Didier Favre-Rochex, recruté en janvier 2004 en qualité de pilote d'hélicoptère de la sécurité civile, totalisait plus de 4.000 heures comme pilote de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre dont près de 1.000 en vol de nuit.

Il avait été décoré de la Croix de Guerre des Théâtres des opérations extérieures et de la Croix de la valeur militaire qui comptent parmi les hautes distinctions des armées. Pilote qualifié montagne, il avait effectué plusieurs centaines d'heures de vol depuis son recrutement au groupement hélicoptère de la sécurité civile, tant sur EC 145 que sur Alouette 3. Affecté au groupement d'hélicoptères de la base de sécurité civile de Nîmes, ses qualités professionnelles l'avaient désigné comme pilote de renfort en montagne auprès de la base de sécurité civile de Pau.

Le lieutenant de police Jean-Luc Ducout était membre l'Aviation Légère de l'Armée de Terre. Recruté à la sécurité civile en 1995 en qualité de mécanicien opérateur de bord, il a servi à la satisfaction de tous aux Bases du Havre, de Lorient puis de Pau où il était affecté depuis juillet 2004. Il totalisait plus de 2 000 heures de vol. Ses qualités professionnelles de premier ordre lui avaient permis d'être nommé en 2004 responsable mécanicien. Sa compétence et son inlassable activité au service des autres lui avaient valu de nombreuses citations et témoignages de satisfaction. Il est nommé Commissaire de police à titre posthume.

Le gardien de la paix Manuel Mandard avait vingt-neuf ans. Entré dans la police nationale en 1998, il avait intégré la Compagnie républicaine de sécurité N°29 de Lannemezan en 2001 et rejoint la section montagne en septembre 2005. Il avait déjà été gravement blessé lors d'un entraînement dans le massif de Balaitous en 2003. Très estimé de ses collègues et de sa hiérarchie, d'une nature généreuse, il était toujours très disponible et volontaire. Il avait le souci constant de se perfectionner : : 1er de cordée, sauveteur skieur et sauveteur spéléo,... Il est nommé Lieutenant de police à titre posthume.

Sources :
Journal officiel n°138 du 16 juin 2006 page 9083, texte n° 41, "Citation à l'ordre de la nation"
Journal officiel n°138 du 16 juin 2006 page 9083, texte n° 42, "Citation à l'ordre de la nation"
Journal officiel n°138 du 16 juin 2006 page 9083, texte n° 43, "Citation à l'ordre de la nation"

Jean-Richard ROBINSON

2006 - Le gardien de la paix Jean Richard Robinson est tué au cours de l'interpellation de deux individus suspectés de vol aggravé.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Samedi 15 Avril 2006. La brigade anti-criminalité de Cayenne (Guyane) investit vers 1h30 du matin un squat de l'Avenue Ronjon afin de rechercher deux auteurs d'un vol à main armée qui viennent de s'y réfugier. Les policiers empruntent un long couloir obscur bordant le bidonville, mais ils sont repérés par les malfraiteurs. Une fusillade éclate.

En première ligne, le gardien de la paix Jean-Richard Robinson est atteint par une balle au niveau de la gorge, juste au dessus de la zone protégée par le gilet pare-balle. Avant de perdre connaissance, il donne un signalement précis de l'auteur du coup de feu et de son complice.

Celui-ci est interpellé rapidement : Junior Moore, dix-neuf ans. Lors de l'enquête qui établit avec certitude sa culpabilité, il nie et désigne alors un complice : Hernandez Griffith, dix-neuf ans également, "le boss du braquage" de ses propres déclarations. Trois autres comparses sont également interpellés dans le cadre de l'association de malfaiteurs.

Lundi 17 Avril 2006. L'état de santé d'abord encourageant du policier blessé se dégrade progressivement : il décède dans la matinée à l’hôpital Andrée Rosemon de Cayenne.
Originaire de Guyane, le gardien de la paix Jean-Richard Robinson, trente-et-un ans, était marié et père de deux enfants. Entré dans la Police en 2002 à l'école nationale de police de Fos-Sur-Mer, il collectionnait les actes de bravoure, de dévouement, les lettres de félicitations et intégrait rapidement la brigade anti criminalité de Cayenne en 2005. Nommé Lieutenant de police à titre posthume et cité à l'ordre de la nation, il reçoit la croix de chevalier de l'ordre national du mérite et la médaille d'or pour actes de courage et dévouement.

Vendredi 1er Février 2009. La cour d'assises de Guyane condamne Moore à vingt ans de réclusion criminelle pour "homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique". Son complice est condamné à quinze ans de prison pour "vol en bande organisée avec arme".

Mardi 12 Mai 2009. Jugé en appel, Moore voit sa peine aggravée et écope de vingt-cinq ans de réclusion criminelle. La peine prononcée en première instance contre son complice est maintenue à quinze ans.


Sources et références :
Journal officiel n°98 du 26 avril 2006 page 6303; texte n° 103, "Citation à l'ordre de la nation"
La Dépêche du Midi, article du 18/04/2006, "Guyane : la mort d'un troisième policier"
Reuters, article du 02/02/2009, "Vingt ans de prison pour le meurtrier d'un policier en Guyane"
France-Guyane, article du 14/05/2009, "Peine aggravée pour le meurtrier du policier Robinson"

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