Philippe RIBATET

2003 - Le gardien de la paix Philippe Ribatet
meurt dans un accident d'hélicoptère alors qu'il
effectue le sauvetage périlleux d'un grimpeur
dans les Hautes-Pyrénées.
Dimanche 20 Juillet 2003. Un hélicoptère de la Sécurité civile (EC 145) avec six passagers à son bord survole la face nord du massif de l'Arbizon (Hautes-Pyrénées) dans le cadre d'un sauvetage périlleux d'un grimpeur en difficulté. Les conditions d'intervention sont complexes mais les conditions atmosphériques sont bonnes. La visibilité porte à 10 km. Le plafond est à 30.000 m et un vent de sud-ouest souffle dans les Pyrénées. L'appareil ne se pose pas, et parvient à récupérer le grimpeur.

Sans explications, l'équipage ressent alors de très vives vibrations. L'hélicoptère s'écrase sur le flan de la montagne vers 19h00. 


Le pilote de l'hélicoptère, Franck Daudet (7.000 heures de vol) et le mécanicien, Georges Menvielle (5050 heures de vol) sont grièvement blessés. Le brigadier-chef Christian Sebie, de la CRS 29, ainsi qu'un médecin du Samu, Richard Nicolle ressortent contusionnés.

On relève cependant le corps sans vie du gardien de la paix Philippe Ribatet, trente-cinq ans, affecté à la Compagnie républicaine de sécurité N° 29 de Lannemezan. Ce dernier avait fait son service militaire de 1989 à 1991 à la CRS 29 avant d'y être intégré le 1er janvier 1998. Il était célibataire et sans enfant. Ses obsèques officielles ont lieu à Ancizan (Hautes-Pyrénées) le vendredi 25 Juillet 2003. Il est nommé Lieutenant de police à titre posthume et cité à l'ordre de la nation.

Dans ce type d'opération, l'hélicoptère, issu de la génération des EC 145 livrés en 2002 à la gendarmerie en remplacement progressif des Alouette III, est réputé comme un appareil des plus sophistiqués, dotés d'équipements spécifiques aux missions de sauvetage en haute montagne. L'EC 145 dispose d'un treuil électrique avec dispositif d'éclairage (90 mètres de câble), d'un phare de recherche, d'une caméra gyrostabilisée, d'une compatibilité pour le vol avec jumelles de vision nocture...

Côté technique: l'appareil est long de 13 m et possède une autonomie de vol de 2 h 45 environ. En vitesse de croisière, il peut atteindre les 250 km/h et dispose d'une capacité de onze places à bord maximum (équipage compris).

La Compagnie républicaine de sécurité de Lannemezan, CRS 29, est une compagnie composée de 170 fonctionnaires CRS de maintien de l'ordre et d'une section spécialisée en secours montagne. Une équipe de 35 fonctionnaires et de médecins, tous spécialisés montagne, divisés sur le secteur entre les bases de Saint-Lary et de Gavarnie.

Chaque sauveteur, en plus d'être généralement une personne du cru passionnée de montagne, a reçu une formation montagne, aquatique et spéléo. A chaque session, qui se déroule au centre de formation initiale de Chamonix, ils sont 80 volontaires à tenter leur chance. Ils passent quatre mois en formation estivale et autant en formation hivernale. A la fin du parcours, seuls 7 ou 8 sont opérationnels pour intégrer la sécurité montagne.

Références :
La Dépêche du Midi du 22/07/2003, "Un CRS trouve la mort, cinq personnes blessées"

Jean-Marc NICOTRA

Sources : Sandra Nicotra, tous droits réservés.
2004 - Le brigadier Jean-Marc Nicotra succombe à une grave blessure infligée dix mois plus tôt au cours d'une agression à Cagnes. Il avait 49 ans.

Page réalisée avec l'aimable autorisation de sa famille.
Jeudi 3 Juillet 2003. Un sinistre individu provoque un différend avec les usagers d'un distributeur automatique de billets, Rue Lecat, dans le centre-ville de Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes). Assistant à la scène, le Brigadier de police Jean-Marc Nicotra, chef de la brigade anticriminalité locale, décide de s'interposer. Suspectant une manoeuvre crapuleuse, celui-ci intervient cependant seul dans la mesure où il n'est pas en service.

Alors qu'il fait face au perturbateur et décline sa qualité, deux complices perfides surgissent par derrière et rouent de coups le policier. Le trio de malfaiteurs prend la fuite, laissant leur victime grièvement blessé. Malgré tout, Jean-Marc Nicotra décide de prendre normalement son service. Il est malheureusement victime d'un anévrisme artériel consécutivement à l'agression qu'il a subie et perd connaissance. Ce dernier subit une hospitalisation jusqu'au 21 juillet.

Après plusieurs examens approfondis, une opération chirurgicale dans la région de l'aorte était programmée le vendredi 7 Mai 2004 à l'hôpital de Suresnes, en région parisienne. Opération délicate, Jean-Marc Nicotra décédait sur son lit d'hôpital à l'âge de quarante-neuf ans. Il était divorcé et père de deux enfants.

Fils de policier, Jean-Marc Nicotra est décrit par ses pairs comme un meneur d'hommes intransigeant, efficace et d'un courage exemplaire. Il considérait son métier comme un sacerdoce.

L'enquête n'a jamais abouti à l'identification des malfaiteurs.

Sources :
Nice-Matin du 08/05/2004, "Dix mois après son agression, un brigadier de Cagnes succombe à ses blessures"

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