Didier ORTEGA

1991 - Le brigadier Didier Ortega est victime d'une crise cardiaque alors qu'il tente de porter à secours à une personne en péril dans les eaux glaciales du Rhône à Lyon.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Dimanche 27 Octobre 1991. Des riverains signalent la présence d'une sexagénaire suicidaire sur le point d'enjamber le pont Galliéni dans le 2ème arrondissement de Lyon (Rhône). Il est 9h30, lorsque celle-ci est repérée par deux gardiens de la paix de la Compagnie de circulation alors qu'elle se débat dans les eaux tumultueuses et glaciales du Rhône.

Sans aucune hésitation, les deux policiers se portent aussitôt à son secours à la nage et luttent plusieurs minutes contre les courants violents, en vain. Alors qu'ils regagnent les berges, le brigadier de police Didier Ortega, quarante-sept ans, est pris d'un malaise cardiaque. Il tombe dans un coma irréversible et meurt à l'Hôpital Édouard Herriot le lendemain matin.

Les plongeurs de la 1ère compagnie de sapeurs-pompiers ont pu procéder au sauvetage de la personne suicidaire trois cents mètres plus en aval.

Vendredi 1er Novembre 1991. Les obsèques officielles du brigadier Didier Ortega ont lieu à l'hôtel de police de Lyon. Entré dans la police en 1970, il était marié et père de deux jeunes femmes. Effectuant toute sa carrière à Lyon, depuis sa sortie de l'école de police de Sens (Yonne), il a d'abord rejoint la 1ère compagnie territoriale avant d'obtenir un poste au centre régional de l'information et de la coordination routière de 1972 à 1989. Il obtenait le grade de brigadier de police et devait rejoindre la compagnie de circulation. Cité à l'ordre de la nation, il est nommé Officier de paix à titre posthume et repose désormais au cimetière de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) d'où il était originaire.

Sources :
Journal officiel n°259 du 6 novembre 1991, "Citation à l'ordre de la nation"
Archives microfilm du Progrès, Octobre-Novembre 1991.

Pascal DENEUBOURG & Ghislain LEMARCHAND

1991 - Deux gardiens de la paix motocylistes sont tués par un automobiliste en état d'ivresse à Rouen. Un troisième victime d'une infirmité permanente.
Jeudi 3 Octobre 1991. Trois gardiens de la paix motocyclistes veillent au flux de circulation sur un point qu'ils viennent d'établir près du parc des expositions de Rouen (Seine-Maritime), positionnés sur un terre-plein central de la voie rapide menant à l'autoroute de Normandie.

Vers 20h30, un automobiliste circulant à très grande vitesse en direction du centre-ville perd la maitrise de sa Renault 21 Nevada, alors qu'une roue vient frapper violemment le bord du terre-plein. Il dévie inexorablement et vient faucher les trois policiers.

Les gardiens de la paix Pascal Deneubourg et Ghislain Lemarchand sont tués sur le coup. Quant au gardien de la paix Pascal Schang, vingt-neuf ans, il est transporté dans un état jugé désespéré à l'hôpital Charles-Nicolle. Il survivra avec de lourdes séquelles. Le conducteur en état d'ivresse manifeste s'en sort indemne ; il s'agit de Christian Vignon, quarante-deux ans.

Dès le lendemain des faits, ce dernier est mis en examen pour "homicides et blessures involontaires, conduite sous l'empire d'un état alcoolique et défaut de maitrise". Les analyses toxicologiques révélaient alors un taux délictuel d'alcoolémie de 2,4g par litre de sang, aggravé par une forte consommation d'anti-dépresseurs. Il est aussitôt écroué dans l'attente de son procès à la prison de Bonne-Nouvelle.

Mardi 8 Octobre 1991. Les obsèques officielles des deux policiers tués ont lieu dans la cathédrale de Rouen. Ils sont nommés officiers de paix et élevés au grade de chevalier de l'ordre national du mérite à titre posthume.

Originaire de Wambrechies dans le Nord, Pascal Deneubourg, trente-six ans, était marié et père de deux enfants âgés de 11 et 7 ans. Entré dans la Police en 1982, il servait depuis à la formation motocycliste urbaine de Rouen.

Originaire de Barentin dans la Seine-Maritime, Ghislain Lemarchand, trente-cinq ans, était marié et père d'une petite Corinne âgée de 9 ans. Entré dans la police en 1980, il avait débuté sa carrière à Paris avant de rejoindre à sa demande la circonscription de Rouen six ans plus tard.

Lundi 4 Mai 1992. Le tribunal correctionnel de Rouen condamne Christian Vignon à trois ans de prison ferme et 30.000 francs d'amende.
Entré dans la Police en 1982, le gardien de la paix Pascal Deneubourg était marié et père de deux enfants. Il avait 36 ans.

Portrait diffusé avec l'aimable autorisation de sa famille.
Entré dans la Police en 1980, le gardien de la paix Ghislain Lemarchand était marié et père d'un enfant. Il avait 35 ans.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter;


Sources et références :

JORF n°2 du 3 janvier 1992 page 110, "Décret portant nomination, ordre national du mérite"
Paris-Normandie du 04/10/1991, "Rouen : deux policiers tués par un chauffard"
Le Monde, article du 05/10/1991, "Deux policiers de Rouen tués par un chauffard en état d'ivresse"
Le Monde, article du 06/10/1991, "Un chauffard inculpé et écroué"
Le Monde, article du 06/05/1992, "Trois ans de prison ferme pour un chauffard ivre"
L'Humanité, article du 22/04/1992, "Une bombe sur la route"

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