Joseph GARCIA

Portrait paru sur Le Parisien du 12/10/1984
1984 - Le gardien de la paix Joseph Garcia est tué par des malfaiteurs surpris en flagrant délit de vol avec effraction dans le centre-ville de Forbach. Âgé de 43 ans, il était marié et père d'un enfant.

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Jeudi 12 Janvier 1984. Un équipage de police secours effectue une patrouille dans les rues piétonnières du centre-ville de Forbach (Moselle). Vers quatre heures du matin, sur la Place Aristide Briand, les policiers surprennent quatre individus qui viennent d'investir un magasin de matériels électroniques. Suspectant un cambriolage en cours, ils décident de procéder à leur contrôle sur le champ.

Mais soudain des coups de feux retentissent. Les deux policiers se réfugient derrière leur véhicule administratif. Ils sont dès lors percutés très violemment par la voiture des malfrats. Trainé sur près de quarante mètres, le gardien de la paix Joseph Garcia est retrouvé dans un état très critique. Le gardien de la paix Jean Cabanski souffre quant à lui d'une fracture à la jambe.

Jeudi 2 Février 1984. Joseph Garcia s'éteint dans la matinée au centre hospitalier de Forbach. Il avait quarante-trois ans, était marié et père d'un enfant.

Le 28 Février 1984, le service régional de la police judiciaire de Nancy chargé de l'enquête identifie les quatre malfaiteurs et procèdent à leurs interpellations en région parisienne : Denis Clevenot, vingt-deux ans, originaire de Choisy-le-Roi (Val de Marne), Mohammed Lezbache, vingt ans, Abdelaziz Boudoukha, dix-neuf ans et un mineur de dix-sept ans au moment des faits (identité non révélée), tous originaires de Sarreguemines.

Le 9 Décembre 1986, Clevenot est condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour meurtre et tentative de meurtre, et tentative de vol aggravé. Il se trouvait à bord du véhicule qui a percuté la voiture de police. Il a toujours nié les faits. Lezbache, auteur des coups de feu en direction des policiers, a seulement reconnu avoir posséder les armes découvertes à son domicile lors de l'enquête. Il est condamné à deux ans d'emprisonnement.

Sources :
Le Monde, article du 04/02/1984, "La mort d'un policier"
EDD, plateforme de presse (version inaccessible du public aujourd'hui)
Le Républicain Lorrain, article du 12/01/2017, "Quand le web rend hommage à un policier tué en 1984" 

Gilles RIO

Portrait paru sur Le Parisien du 12/10/1984
1984 - Le brigadier Gilles Rio est abattu par un individu recherché pour une agression à l'arme blanche dans les rues de Nantes. Marié et père de trois enfants, il avait 35 ans.

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Dans la nuit du mercredi au jeudi 5 Janvier 1984, Martine Legros trouve refuge dans un poste de police du centre-ville de Nantes (Loire-Atlantique). Visage tuméfié, elle présente aux policiers une plaie saignante à l’aine due à une agression au couteau et accuse son mari : Noël Legros.

Le différend venait de se produire dans un café de la Place du Commerce, alors que ce dernier n'aurait pas supporté d'en être mis à la porte par le gérant. Décrit comme instable, alcoolique et violent de nature, Noël Legros a agressé son épouse avant de l'abandonner sur place.

Vers 1h00 du matin, le véhicule de l'agresseur est repéré par un équipage de police à l'angle de la Place de la Petite Hollande et de la Rue Kervegan. Il est assis dans le véhicule lorsque trois gardiens de la paix approchent pour l'interpeller. Mais le malfaiteur prend la fuite muni d'un fusil à canon scié qu'il dissimule.

Au terme d'une brève poursuite à pieds, il tire à bout touchant le brigadier Gilles Rio, lequel meurt sur le coup. Âgé de trente-quatre ans, il était marié et père de trois enfants.

Le meurtrier a pu prendre la fuite et s'est réfugié chez un couple d'amis. Il est interpellé le matin même, aux heures légales. L'enquête démontre qu'il avait 1,33 mg d'alcool par litre de sang, même quelques heures après les faits.

29 Avril 1986. Noël Legros est condamné à la réclusion dite à perpétuité par la cour d'assises de Loire-Atlantique. Ce dernier a toujours tenté d'accréditer la thèse d'un geste involontaire mais le témoignage d'un expert-armurier indiquant qu'une pression de 5kg était nécessaire pour actionner la détente du fusil avait fini de convaincre le jury.

Sources :
Journal officiel du 06/01/1984, page 191, "Citation à l'ordre de la nation"
Journal télévisé du 05/01/1984 - reportage à 21mn
Archives numériques de presse - pressedd.com

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